1er septembre 2014 : levé de soleil depuis le mont Perdu
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lundi 13 juillet 2009

21-06-2009 AU PIC BADET BY NIGHT

Un peu de contemplation dans ce paysage de carte postale avant de regagner Cap de Long
et notre voie d'ascension par les névés suspendus de la facette N-NE du Badet
Puis le Maubic pour un coup d'oeil polaire sur le lac Tourrat
Pour gagner le pic Maou
Nous quittons notre nid d'aigle...
Nous réchauffe bientôt
Mais le spectacle...
...cadrer et appuyer sur le déclencheur du Reflex
-5°C au réveil, ça caille pour...
Buenas noche Cyril...
Cyril au sommet du Badet


Cyril sur les dernières pentes plus raides, du glacier
Cyril sur le glacier de Pays Baché
Petit matin ensoleillé sur la face est du pic Long
Fin de journée sur le pic Long

SAMEDI 20 JUIN 2009

Comme tous les ans, la fête de la musique se déroule loin pour nous. C'est la nuit la plus courte de l'année, et c'est maintenant un pélerinage établit que de profiter de cette soirée pour bivouacquer sur un haut sommet. Pour changer du Néouvielle sur lequel je dors depuis quelques années, nous avons décidé d'aller bivouacquer au pic Long ou au Badet.

Je dis "ou" car je connais bien les difficultés d'accès par la cheminée du glacier de Pays Baché, au pic Long.
Samedi 14h, nous quittons Cap-de-Long, dès le bout du parking, progression dans les névés qui plongent directement dans le lac, il reste vraiment encore de belles quantités de neige en plus des quelques glaçons qui flottent sur le lac.
Bout du lac, grimpette par les pentes de neiges les plus raides pour franchir le ressaut de la montagne de Cap de Long jusqu'à la confluence des eaux du glacier. Gentiannes, soldanelles et primevères à profusion...
On planque le repas de demain midi à l'entrée du glacier, faisons le stock d'eau, et remontons le glacier jusqu'au pied de la cheminée. Raide pente de neige, puis rocher.
20m de corde, deux sangles, ni coinceur ni friend, un sac plombé par l'eau et le matos photo, du bon IV bien lisse avec les chaussures d'hiver...finalement après avoir fait quelques tentatives sans protection, sans vouloir tenter le diable, on fait demi-tour, redescendons la cheminée, regagnons le glacier, traversons à flanc brièvement sous l'aiguille Badet pour nous présenter au pied de la facette nord nord est du pic Badet.

Succession de ressauts rocheux en mauvais rocher, et de névé suspendus assez raide, passages en glace même, avant de gagner la crête sommitale qui nous dépose près de la tourelle ornant la cime.

Installation du bivouac sur une sellette donnant plein gaz sur le vide de l'Estibère Male, repas gastronomique, puis séance photo sur pied pour le coucher de soleil qui joue à cache-cache avec la cuspide du pic Long et les nuages qui parfois envahissent le sommet.

Gavarnie et Vignemale de toute splendeur entre les cumulus.

DIMANCHE 20 JUIN 2009
5h45, nuit sans sommeil pour moi, Cyril a dormi lui comme un pape, et il fait -5°C de bon matin sous un ciel magnifiquement étoilé.

Queques pas pour se réchauffer, installation du matos photo, et à 6h14 c'est le grand moment:apparition de l'astre solaire, illumination des grandes Pyrénées, spectacle toujours nouveau et sidérant.

Nous nous recouchons, bientôt 2 montagnards arrivent au sommet, ils veulent continuer vers le pic Long par l'arête, je leur fait le topo.

Nous, on déjeune tranquillement, puis sac à nouveau chargés, on descend par l'arête sud avant de remonter au pic Maou.

Descente plein névés ensuite, on contourne le flanc est du Badet, rejoignons la cuvette du glacier, avant de remonter directement en pleine pente neigeuse au Maubic, histoire de jeter un coup d'oeil au lac Tourrat, encore bien pris par les glaces.

Les personnes croisées au sommet du Badet ont renoncées au pic Long, nous les regardons descendre sur nos traces de montée d'hier. Finalement, je réalise que la veille, j'ai peut être pas pris la bonne cheminée!

Retour en glissades rapides sur le glacier, puis à sa base ou nous récupérons notre pique-nique, avant de le savourer au milieu des névés.

Retour à Cap de Long, par les pentes de neige de la veille.

mardi 2 juin 2009

31-05-2009 - POSETS - COULOIR JEAN ARLAUD

Les photos sont par ordre chronologique,
en commençant par celle située juste au dessus du texte situé tout en bas du message.
Vue sur la brèche Carrive, les pics des Jumeaux et des Vétérans
L'arête nord du Posets
Du Posets, vue sur la corniche du col Jean Arlaud et le pic d'Espadas
Spectacle au sortir du couloir :
vue sur l'aiguille de Llardana, les pics d'Eristé et l'arête d'Espadas
Les deux aiguilles, sentinelles du couloir Arlaud
Cyril sort du couloir Arlaud directement par la corniche
Le dernier ressaut rocheux
Cyril sort du second ressaut
Cyril sort du premier ressaut
Je surmonte le premier ressaut
Le premier ressaut en glace fine
Cyril au relais sous le premier ressaut
Le couloir et le col Jean Arlaud



POSETS

COULOIR JEAN ARLAUD

Une info sur le blog condition de Rémi Thivel le we dernier me remet à l’esprit ce couloir Arlaud, dans la face de Llardana au Posets. Ce we de Pentecôte, les conditions météo semblant favorables, nous optons avec Cyril pour cette destination à laquelle je pense depuis longtemps.
Sa première ascension fut effectuée en 3h30 le 05 septembre 1924 (et non 1927 comme indiqué dans le Mousel) par Jean Arlaud, Raymond d’Espouy et André Monégier. Dans les Carnets d’Arlaud (tome 1 page 300), ce dernier écrit à propos du couloir qu’il « a vraiment l’allure de celui de Gaube ». L’allure certes, mais pas la difficulté cependant (cotation AD). « Arlaud avait pris la tête et taillait des marches dans la glace, d’Espouy l’assurait de son mieux sur son grand piolet suisse ; il grelottait en baissant la tête sous la pluie des glaçons ; Monégier demeurait impassible sous la mitraille… » écrit encore Jean Escudier, dans son livre consacré au Posets (Une grande montagne, le Posets, p86).
Le couloir débouche à 3250m d’altitude, sur le plus haut col pyrénéen, qu’Arlaud appelait col Anonyme alors que ses compagnons désignaient déjà le lieu du nom qu’il porte toujours. Il est dominé par deux petites aiguilles qui veillent en sentinelles, à gauche (rive droite), sur la sortie du couloir. Elles eurent leur petit moment de célébrité, car elles furent photographiées en 1905 par Louis Le Bondidier, et les frères toulousains Labouche imprimèrent ensuite le cliché…sur une carte postale de leur 1ère série consacrée aux Pyrénées. Elle est également reproduite dans le livre d'Escudier (p83).
SAMEDI 30 MAI : 10h30, nous quittons les abords du refuge de Viados, à pied, sans ski (laissés à la maison), ni raquette (laissées dans le coffre de la voiture). Nous franchissons la Zinqueta d’Anes Cruces et poursuivons sur sa rive gauche par une piste dont nous coupons bientôt les lacets. Nous parvenons à une petite cabane et continuons à nous élever à travers bois jusqu’au sortir de ce dernier, au niveau d’un charmant plateau herbeux. Au delà, les pentes décharnées s’élèvent d’un seul jet jusqu’à la base du glacier de Llardana. Rude montée sur l’herbe étoilée de gentianes printannières et occidentales, de primevère à feuilles entières, nous évitons la neige, et à 12h30, pause déjeuner d’1h vers 2450m. Le ciel s’obscurcit de gros nuages, une cordée espagnole venant du couloir nous renseigne sur les conditions rencontrées, plutôt muy bonita. Nous repartons et à 14h30, nous parvenons sur la moraine du glacier (2800m).
Nous y découvrons le couloir et la muraille de Llardana dans laquelle Arlaud chercha également une voie rocheuse de difficulté qu’il ne fit qu’effleurer, et que Jean et Pierre Ravier, avec Michel Souverain, découvrirent et parcoururent en 1980, dotant -enfin- le second sommet pyrénéen d’une voie d’escalade difficile.
Un gros bloc s’impose pour installer le bivouac, nous profitons du paysage sous un ciel de plus en plus menaçant, bouchant peu à peu le relief à notre grand regret. La tente à peine installée, un orage éclate. Il est 16h, nous nous réfugions sous la toile…et piquons un roupillon de 2h. Une accalmie vers 19h nous permet de préparer la popote, mais elle ne dure guère, et c’est précipitamment que nous terminons notre repas. Un autre orage plus violent nous renvoit sous la tente d’ou nous ne sortirons plus. A 3h30, un regard jeté à l’extérieur laisse entrevoir un ciel clair, et à 5h30 nous émergeons.

DIMANCHE 31 MAI 2009 :
Bonne nouvelle, 0° au mercure, neige croutée. Petit déjeuner pris, nous quittons les lieux à 6h40 pour traverser le glacier de Llardana en direction de la base du couloir et pour admirer les premières lueurs du jour enflammant Schrader, Batoua, Fuelsa, Munia, Robinera, Mont-Perdu... La pente se redresse à son approche, et nous parvenons au goulet d‘entré (40mn). Le couloir est étroit, rectiligne, mais la pente ne s’inclinant que sensiblement, je propose à Cyril de poursuivre sans s’encorder jusqu’à la première difficulté visible.
100m à 45° plus haut, dans une neige dure dans laquelle piolets et crampons ancrent à merveille, nous parvenons au pied d’un court ressaut à 75° très peu fournit en glace. Relais sur la sangle d’un friend coincé à demeure dans une fissure sur la droite, encordement, et je passe le ressaut (1 broche courte) pour retrouver une pente moins raide (45/50°). Je poursuis, installe un relais sur ancre à neige pour assurer Cyril. Sitôt ce dernier au dessus du ressaut, je démonte le relais et nous poursuivons en corde tendue à 30m.
La pente vient buter sur un second ressaut en glace, bien fournit cette fois. Une broche vissée constitue le relais, et je surmonte les 6m à 70° pour retrouver une pente à 45° au dessus. Je poursuis avant d’installer un relais sur ancre, et comme précédemment, dès que Cyril est sortit du ressaut, je démonte le tout pour poursuivre en corde tendue.
Ce, jusqu’à un dernier obstacle, un court ressaut rocheux dégarnit de glace, barrant le couloir sur toute sa largeur. Un relais sur ancre, je surmonte les quelques mètres raides de rocher (un pas de III) mixte avant de regagner la pente terminale 45°. Relais au dessus sur 2 coinceurs dans les rochers de la rive gauche.
Cyril me rejoint, je repars et nous poursuivons en tendu les 100 derniers mètres. Les traces précédentes évitent la courte corniche de sortie par la gauche, je décide de sortir directement par cette dernière, ce qui me vaut un dernier petit passage raide, avec un rétablissement acrobatique sur le replat neigeux du col Jean Arlaud. Panorama spectaculaire qui se dévoile subitement, Cyril suit bientôt et c’est l’accolade traditionnelle... et une pensée pour les premiers ascensionnistes, sous le regard des deux sentinelles de pierre.
Le couloir nous a occupé à peine 2h, pauses photos comprises. Arrêt, désencordage et lovage de la corde, avant de gagner le sommet du Posets (10h30) par des pentes de neige faciles, ou nous retrouvons la cohorte des montagnards espagnols montée du Forcau par la Rue Royale (ce sont plus eux qui portent les skis que les skis qui les portent)… et ou 4 collègues du CAF d’Agen (ma section) arrivent bientôt par l’arête nord.

Une grosse demi-heure plus tard, nous suivons cette dernière jusqu’au col, gravissons la petite sommité qui domine la brèche Carrive et filons par des pentes de neiges jusqu’au bivouac. Il est à peine 11h30, nous profitons de cette belle journée pour dorer un peu au soleil avant de déjeuner, de refaire les sacs et d’entamer la descente. A 14h15, en coupant le bois hors sentier par une belle coulée verte d’ou nous délogeons deux chevreuils, nous sommes revenus aux granges de Viados.

mardi 14 avril 2009

22-03-2009 PUNTA SUELSA

Vue sur le massif du Mount-Pergut et du Soum d'Era Coste de Vinha Mala
Posets brumeux
Sommet venté
Vue sur le Cotiella
Ordicetou et Fuelsa
Vue sur les pics de Baguenola et la Comajuana
Massif de Llardana et de Baguenola
La punta Suelsa
Vallée d'Ordicetou


Faut chasser le w-e dernier.

Samedi 21 mars 2009

Balaïtous au programme, mais route fermée en direction du Tech, je propose à Cyril de se rabattre sur Ordicetou et la punta Suelsa qui me titille depuis belle lurette. Direction Bielsa, 3km5 sur la piste et le 4X4 ne peut plus avancer. 45mn de portage jusqu'en contrebas de la microcentrale et c'est la montée dans le vallon jusqu'au port d'Ordicetou et sa petite cabane. Neige béton, qui malgré cette belle journée n'a pas transformée, vent glacial aidant.

Cabane ouverte, on s'installe.
Dimanche 22 mars 2009
Vu le vent qui souffle violemment, on se réveille à 5h pour rester dans les sacs. On quitte la cabane finalement vers 8h20 en crampons, laissant là les skis, et on file par un vallon montant à la crête de la Suelsa. Sur un flanc, des blocs de neiges impressionnants, plus de dix mètres, entassés les uns sur les autres, prêt à s'écrouler, on passe vite. Col, arête, grandes étendues à perte de vue, vent glacial (-15° bien tassé) et pentes baignées de lumière offrant un panorama exceptionnel. Pas ame qui vive excepté quelques isards turbulents.


10h, sommet isolé, grand spectacle à 360°. Que du bonheur.

Descente, balade sur le lac et visite du nouveau refuge juste à coté du barrage, très moderne et fonctionnel, bon à savoir.

Retour à la cabane et descente sur la neige qui ne veut toujours pas transformer.

13-03-2009 LENQUO DE CAPO

Le monarque local et ses accolytes
Hourquette de Cap de Long, Campbieil et arête de Lentilla

Petit matin sur le Mont-Perdu


Cyril au Lenquo sur fond de Munia

13 mars 2009

Nous voilà partis en direction du Campbieil depuis Piau. Montée classique au Lenquo de Capo pour nuit sous les étoiles et la lune. Et comme je suis malade, je ferme pas l'oeil et grelotte sans cesse. -10° au réveil, je laisse Cyril faire l'aller-retour au Campbieil par l'arête de Lentilla. Le programme initial était le pic Long, mais vu mon état, mieux vaut redescendre. Du coup, on a le temps, Cyril revient tranquillement et je le regarde progresser, petit point rouge dans la démesure de cet immense flanc de montagne. Il a eu droit à sa petite frayeur du jour, passant à travers la corniche au sommet. Sans dégât.
14 mars 2009
Retour à Piau marqué par une descente express sur une grosse plaque de neige humide qui m'expédie 100m plus bas. Plus de peur que de mal, m'enfin, fallait bien que ça m'arrive un jour. Chacun sa frayeur ce week-end!

lundi 12 janvier 2009

10/11-01-2009 MONTAGNE D'ARENG

Cyril au sommet de Pébère
Le Monné

Traversée du Plat de l'Estanque


Lever de soleil sur le pic du Midi de Bigorre





Au col d'Aouet et cabane d'Ilhet




Samedi 10 janvier 2009:
Première sortie de l'année, direction la Barousse.
Mauléon puis Ferrère, jusqu'au parking de Saoube, avec Nadine, Sylvain et Cyril qui nous a concocté le programme. Nous suivons la piste tracée par les 4x4 des chasseurs avant de grimper raide dans la forêt sous le col de l'Aouet. Enneigement à peine suffisant pour les skis. Au dessus des bois, les pentes sont bien enneigés, et sur celles déneigées du cap de Nistos, nous observons des biches. Une cabane sous le col de l'Aouet est fermée, nous passons ce dernier (1740m) avant de descendre sur celle d'Ilhet ou nous devons passer la nuit.
Oh surprise, cette dernière est fermée. Nous ne devons pas être les premiers à avoir cette mésaventure, le verrou qui tient encore bon a déjà essuyé quelques attaques en règle. Les pistes de ski de fond de la station de Nistos, qui viennent boucler juste devant la cabane, ont peut être induit la fermeture; d'autant que la cabane est donnée comme étape dans les topos de Raymond Ratio par exemple.
Enfin, la cabane la plus proche est celle de Camous qu'il faut atteindre par le col de Sonères. Il est bientôt 17h, ni une ni deux, je file sans remettre les peaux en traversée légèrement ascendante, parvient au col de Sonères (1685m), puis à la cabane de Camous. Ouf, elle est ouverte et plutôt accueillante. Je laisse le sac à dos, remonte au Cap du Plat de l'Estanque (1740m) qui la domine et rassure les autres qui arrivent bientôt. Petite descente et tout le monde au chaud, bois et cheminée aidant.
A 2h du matin, je sors au dehors, et sous la pleine lune, c'est comme en plein jour. J'invite Cyril à une séance photo by night bien fraîche (-7°C) avant de regagner le sac de couchage.

Dimanche 11 janvier 2009:
Nous avons mis le réveil à 7h20 pour le lever de soleil au sommet, mais seul Cyril est assez courageux pour s'extraire du sac et aller passer une heure au cap du Plat de l'Estaque. Avec Nadine et Sylvain, on se contente des alentours de la cabane. Nous la quittons vers 10h après avoir refait un stock de bois pour les prochains visiteurs. Nous repassons au Plat de l'Estaque avant de rejoindre le col de Sonères. Là, Nadine et Sylvain prennent la direction du col de l'Aouet pour redescendre comme ils sont montés hier.
Cyril et moi continuons en montagnes russes sur les crête d'Arrouye et de Montaut pour atteindre la Montagne d'Areng (2079m). La neige est parfois très bonne, parfois très dure et cassante sous les skis. Nous poursuivons en direction du Mont Né, par la montagne du Pin, laissons les sacs au col en contrebas (1959m) avant de faire l'aller-retour au sommet de Pébère (2078m).
Depuis ce matin, c'est un spectacle de premier ordre qui s'offre à nous, à mesure de notre progression. Pic du Midi de Bigorre, Arbizon, Batoua, Lustou, Munia, Robinera, Pic Long, Campbieil, Mont-Perdu, Cylindre, Marboré, Néouvielle, Perdiguère, Crabioules, Maupas, Boum, Maladeta, Aneto, Besiberri, Estats, Crabère, Vallier... se dévoilent successivement au cours de la journée.
En basculant sous le collet pour rejoindre la cabane du Pin, nous abandonnons ce panorama pour une bonne partie de ski jusqu'à la forêt. Ensuite, c'est moins agréable, et nous retrouvons Nadine et Sylvain à la voiture. En descendant, ils ont trouvés une tête de sanglier et autres parties de corps, dépécées de la veille certainement. Beurk!

PHOTOS A VENIR

mardi 30 décembre 2008

28-12-2008 BANANA SPLIT A GAVARNIE

NDIMANCHE 28-LUNDI 29 DECEMBRE
Lever à 5h avec une horde d'espagnols et direction le cirque. On s'engage sur Banana Split qu'on trouve bien raide. Deux longueurs avec passages à 90° assez soutenus, et me voilà sur la vire, bien rincé. Quand j'installe le relais, je suis ébahi par la beauté du Maestro de Giachio...et par le danger qu'il représente. Que ces cigares, colonnes de glaces et autres baldaquins suspendus parfaitement découpés viennent à céder sous leur propre poids, et je suis en pleine ligne de tir. Depuis ce matin, toute les 1/2 h environ, la grande cascade est sujette à cela, je vois bien le résultat. "Dangers objectifs" sur Overdose, c'est le mot. Bon, Cyril arrive et continue dans l'élan sur la vire, un petit relais sur ancre à neige bien à droite et je quitte les lieux. Vu qu'on a notre compte pour la journée, on traverse la vire jusqu'à prendre la ligne de rappel du mur. Bien évidemment, en descendant, je rate le relais, et me voila en bout de corde. Aller, deux broches pour un relais, je me décorde, Cyril lui ne rate pas le relais et me rebalance la corde pour qu'on arrive sur le plancher des vaches. Retour à Holle.
Seconde journée, même chemin, direction Fluide Glacial. Je pars avec petits gants et vu le sorbet servit là, je finis par les essorer, les mains gelés à mi-longueur. Et comme je me sens pas vraiment en forme, je redescends sur une broche que la cordée suivante me récupère, on fini la journée à s'amuser au pied des cascades sur un névé (résidu survivant de cet été) déversant (voire carrément surplombant). Deux jeunes l'ont équipés du haut et lardé de broches, et je m'y essaie après eux. C'est bon pour les bras et les abdos...et assez inhabituel. Pas de blocs in Gavarnie, la couenne en glace... Les Nomics prêtés ancrent incroyablement, et on arrive en haut hors d'haleine sous la violence de l'effort.
Il neige de plus en plus, et nous repartons, mais lentement, car nous observons la progression d'une cordée engagée dans Crac 40, oeuvre récente de haut niveau, nous mangeons à l'hôtelerie, regardanT le premier aux prises avec une longueur d'artif surplombante. La progression est extrêmement lente et nous partons avant que la glace ne soit atteinte.
Retour à Gavarnie, puis à la maison. Un peu de repos avant le réveillon ne fera pas de mal.
PHOTOS A VENIR

lundi 29 décembre 2008

26-12-2008 VOYAGE AU VIGNEMALE

VENDREDI 26/ SAMEDI 27 DECEMBRE:
Avec toute la quincaillerie et de quoi tenir un siège, avec Cyril nous montons en raquette au refuge des Oulettes de Gaube. Après le lac et ses isards à collier jaune, pas de trace. Une personne est au refuge, poêle allumé et planche découpées avec les scies laissées par Jean-Thomas, gardien du refuge, on apprécie. Lever à 5h, on file vers la face direction la goulotte Lechêne. Au petit jour, après une progression pénible, déception, rien n'est bien formé. Le départ de la goulotte est sec, le reste peu fourni. Redescente donc, inspection des lieux: les séracs sont bien sur faisables, pour le reste (Lechêne, Tagada tic-tac, Arlaud-Souriac, Gaube, goulotte des Espagnols...) faudra revenir. On décide donc de se rabattre sur les cascades de Gavarnie.
On redescend au refuge, d'ou nous observons notre colocataire de la nuit s'élever péniblement jusqu'au col des Oulettes. Enfourchant son surf pour redescendre, il se fait embarquer par une plaque, heureusement sans conséquence pour lui, puis nous admirons les courbes gracieuses tracées dans la pente. Continuant sous le refuge, nous lui emboitons le pas et juste dans le ressaut en contrebas, le surfeur déclenche une seconde plaque...sans dommage. Nous regagnons le pont d'Espagne puis Gavarnie ou Joseph et sa femme nous accueillent au refuge des granges d'Holle.

lundi 8 décembre 2008

07-12-2008 CASCADE A BIELSA:EL SUENO DE AGUA

DIMANCHE 07 DECEMBRE
Avec Cyril, nous sommes tout heureux de ressortir les broches et autres piolets et crampons à glace. Nous attaquons au lever du jour El Sueno de Agua (Le rêve d'eau), car il n'a pas vraiment fait très froid cette nuit. Le parking sud du tunnel est plein de vans espagnols, mais personne ne semble décidé à partir. On part donc en premier et je m'envoi la première longueur après avoir cehrché un cheminement scabreux pour éviter une douche. A gauche, puis finalement à droite.
L2 et L3 du même accabit, le jeu consiste à trouver une ligne de glace ou je peux visser quelques broches. Finalement, perdant mon temps à chercher à protéger, je tire les deux longueurs sans brocher. Pour L4, hésitation vu la belle cascade d'eau qui innonde le ressaut terminal, mais je trouve un passage en bonne glace. La corde est trempée, nous attaquons la descente en rappel, nous croisons plein de cordées qui préfèrent s'arrêter (à ben oui, c'est vrai qu'à cette heure, ça coule bien plus que ce matin...et c'était pas le jour à démarrer à 10h), ça ressemble par moment à du canyonning, mais nous arrivons en bas relativement secs -merci Ô Gore-t- en renforçant tous les relais d'un ficelou tout neuf, même si la corde doit peser le double de son poids habituel.
Bonne glace à la montée malgré tout, ancrage sécures, donc rentrée en matière pas trop mal finalement.
PHOTOS A VENIR

dimanche 7 décembre 2008

23-11-2008 SOUM DES SALETTES-AGUILOUS

Retour vers Piau pour Nadine
Descente sous le port de Campbieil (cliché C. Renailler)

Vue O vers le Vignemale

Au sommet, vue magistrale sur le massif calcaire

Cyril au sommet

Le Campbieil

Cyril sur la crête ventée du soum des Salettes

Cyril au port de Campbieil

Nadine, Sylvain et Cyril, repas frugal...

Nadine et Sylvain aux abords de la cabane de Badet

SAMEDI 22/DIMANCHE 23 NOVEMBRE

Nous voilà partis avec Cyril, Nadine et Sylvain, dans le vallon de Badet jusqu'à la cabane, par un bel après-midi. Après dégagement de la porte, installation confortable pour une soirée ponctuée d'un repas pantagruellique.
Le lendemain, réveil matinal pour Cyril et moi, nous traversons à flanc sous un ressaut avant de rejoindre le vallon du port de Campbieil. Parvenus à ce dernier, nous y assistons au lever de soleil avant de mettre les couteaux pour s'élever sur la crête du soum des Salettes. Le vent est assez violent, soulève des gerbes de neiges qui nous volent en plein face...nous parvenons ainsi à peu de distance du sommet, que nous rejoignons par des pentes trop rocheuses pour poursuivre en ski. Au sommet, panorama de premier ordre sur les grandes Pyrénées. Retour à la cabane ou tout le monde se retrouve pour manger avec Nadine et Sylvain qui sont montés à la hourquette de Chermentas, puis nous regagnons Piau sous un soleil radieux (oh, les belles coulées!).

  Dimanche 19 mars 2023 Pyrénées, d'un 3000 à l'autre , 3e édition, vient de paraître ! Jamais deux sans trois... Les éditions MonHé...