1er septembre 2014 : levé de soleil depuis le mont Perdu
BIENVENUE SUR MON BLOG
Vous y trouverez des diaporamas thématiques (Paysages Pyrénéens-Randonnées et Escalades-Faune et Flore-Figures du pyrénéisme) ainsi qu'un aperçu de mes escapades pyrénéennes.

Pour mon livre "Pyrénées, d'un 3000 à l'autre" : https://www.monhelios.com/livre/95/pyrenees__d_un_3000_a_l_autre.htm

[Toutes les photographies présentées sur ce site web ne sont pas libres de droit et sont la propriété exclusive de(s) (l')auteur(s). Pour toute utilisation, merci de me contacter.]

Faites un clic gauche sur une photo pour l'afficher en grand format et faire défiler les autres.

Rechercher dans ce blog

mardi 26 août 2014

25/08/2014 Trois-Conseillers - Turon de Néouvielle - Pointe Reboul-Vidal

25 août 2014
 
Trois-Conseillers - Turon de Néouvielle - Pointe Reboul-Vidal
 
 
Dernier jour de vacance, beau temps, il ne m'en faut pas plus.

6h30, je démarre du parking, traversée du barrage, visite nocturne du nouveau sentier du Pas du Gat dernièrement réaménagé, et grimpette vers le versant sud du Néouvielle.
Premières lumières sur Cap-de-Long et les sommets...
 
Mon idée était de monter par la voie en Z du Turon, mais voilà qu'en regardant la vire Batan aboutissant à la brèche de Néouvielle...

Face sud du Néouvielle et névé au pied de la vire Batan...
 

 ...je me dis que cela fait belle lurette que je ne suis pas allé batailler dans la rimaye d'accès. Et zou, direction le névé, crampons mis, je le remonte, et sort dans la rimaye sur le côté droit...
Dans la rimaye de la vire Batan...
 
...en redescendant sans problème d'1m50 pour y prendre pied. Reste à suivre cette dernière vers la gauche, et côté bataille, je ne suis pas déçu du voyage : petit os, 8m à descendre, dans un écart d'un mètre, entre roche pourrie et mur du névé béton. Je m'y attelle avec précaution, dos en appui sur la roche, jambes repliées pour pouvoir taper afin de faire des encoches dans le mur blanc avec les semelles (crampons et piolet étant revenus sur le sac). Après un bon ramonage, je touche enfin le fond de la rimaye et n'est plus qu'à suivre l'étroit corridor en rocher pourri où en neige dure qui en remontant, me mène sur les fines vires des premiers mètres de la vire Batan. 20 minutes pour passer. Je ne traîne pas dans le coin et monte à la brèche de Néouvielle (8h40).
 Arrivée à la brèche de Néouvielle...
Pause, grimpette au pic des Trois Conseillers (9h10), sur lequel je bronze jusqu'à 10h. J'observe deux montagnards qui vont à leur tour se frotter avec la rimaye, s'encordent sur le névé puis disparaissent dans la rimaye... les minutes passent, ils ne ressortent pas... et je quitte le sommet sans les avoir revu.

Au pic des Trois Conseillers...

 Le Néouvielle et sa célèbre arête sud...
 Face sud du Ramougn...
 
Lumières sur fond de haute chaîne...
 Montagnards aux abords de la rimaye de la vire Batan...
Vignemale... 
 Gendarme de l'arête Ferbos...
 Lac et refuge de la Glère...
 Frondella, Balaïtous, Palas...
Argualas, Algas, Garmo Negro, pics d'Enfer...

 Direction le Turon à toute crête...
Vue sur les trois Conseillers et l'arête menant au Turon de Néouvielle...

...premier Conseiller, second, puis finalement un vieux souvenir me rappelle qu'il y a une vire à flanc versant Cap-de-Long autrefois empruntée, je redescend un peu pour la retrouver, quelques cairns la jalonnent et son parcours est amusant... conforme à mes souvenirs d'une visite en sens inverse.

Brèche de la sortie de la voie en Z, il ne reste plus qu'à grimper au Turon (10h30), sur lequel je ne fait que passer en posant le sac et redescend crapahuter jusqu'à la pointe Reboul-Vidal et faire des photos...
 Lacs de Bugarret...
 Pic Long, Perdido...

Retour au Turon de Néouvielle, enfin un jour de soleil et lumineux, autant en profiter, je stationne au sommet jusqu'à 11h45. Tiens, un hélico vient faire un tour dans le cirque sud du Néouvielle. Viendrait-il récupérer les montagnards dans la rimaye?
Sommet du Turon...
 Vue sur les Trois-Conseillers et le Néouvielle...
 Taillon, Gabiétou...
 
 Lacs glacés de Maniportet...
Lac Tourrat, Dent d'Estibère, Bugarret, Perdido, Cylindre...
 Dent d'Estibère et Perdido...
 Bugarret et Cylindre...
Ardiden et Balaïtous...
Panorama gavarnéen...
Grand amateur de viande avariée...

Puis départ, descente par la voie en Z, première rampe, jardin suspendu, seconde rampe et névé d'atterrissage que j'achève en ramasse (12h25).
 Rampe supérieure de la voie en Z...

Rampe inférieure...
 Le névé au pied de la voie...
 Après la ramasse...

Je passe la base de l'arête Ferbos et vais manger à la source s'écoulant des névés sous les sommets...
Cap-de-Long...

...puis récupère à flanc l'itinéraire de ce matin...
Pas du Gat et Hêche-Castets

 ...avant de rejoindre Cap-de-Long, ses arbres pétrifiés...
...ses iris...
...en flânant (14h) sous la belle lumière de cette journée.

dimanche 24 août 2014

24/08/2014 Troismillisme : petite mise au point (voir Camp to Camp)

24 août 2014
Troismillisme : petite mise au point
Je suis tombé par hasard, un ami m'ayant envoyé le lien, sur quelques pages débridées sur Camp to Camp.

Aussi, une petite mise au point me semble nécessaire:
Je partage assez l’avis de Philippe Q. à propos des 3000 : on les gravit sans trop penser à cette liste de 212, visitant  les vallées, prenant le temps de découvrir les Pyrénées. Puis un jour, ce n’est qu’une simple formalité que de conclure avec ceux manquant à l’appel. Ce fût mon cas, et l’année de mes 30 ans (2002), les 3000 étaient bouclés le 1er novembre, au Cylindre, l'ayant réservé à cet effet tout simplement à cause de Russell qui disait qu’il offrait l'un des plus beau panorama des Pyrénées...
Un vieux souvenir... toujours chargé d'émotion.

Les montagnards à les avoir gravit tous sont maintenant assez nombreux, davantage du côté espagnol il est vrai. Mais en France aussi, j’en connais bon nombre qui les ont tous visités. Et franchement, cela ne relève en rien d’une quelconque prouesse. J’ai lu quelques part qu’un gamin espagnol de 15-16 ans les avait tous gravis, c’est dire !

En ce qui concerne les enchaînements sur une période donnée, et cela relève d’une autre démarche, il y a longtemps que cela a été tenté et réussi.

En 1988, Juan Carlos García Gallego, montagnard et  alpiniste né à Murcia en 1960 complétait déjà les 150 sommets de la liste de Feliu Izard (4e édition de 1987), - Voir : GARCÍA GALLEGO (Juan Carlos) - Transpirenaica. La integral de los tresmiles. Desnivel, Nº45, marzo1989, pp.54-63).

Même s'il n'a jamais enchaîné les sommets, n’oublions pas non plus Miquel Capdevilla, Catalan né à Reus en 1956, qui fut membre du groupe coordonné par Buyse (lequel lui consacra d’ailleurs un chapitre dans Les 3000 des Pyrénées, 1991, pp.427-436), qui les réussit tous, et publia un livre fondamental : Pirineos, Los tresmiles en 30 jornadas, Guía para encadenar todas las cimas, Martinez Roca, 1997, 255p.). Du sérieux, rien à voir avec le célèbre Guide des 3000 de Luis Alejos qui, dans son édition française, en a plus paumés qu’amené sur les cimes en raison d'une traduction pas toujours fiable. Le livre de Capdevilla, bien qu’un peu personnel (il y indique ses temps d’ascensions et non des temps moyens compensés à l’attention du montagnard lambda), j’en ai usé à fond.
Le livre de Capdevilla
1998, Jordi Farré et Jesús Almarza du Centre Excursionista de Llérida.
En 1999, Hipólito Maeso Rueda (Madrilène), les bouclait en 34 jours continus. Avant de disparaître en 2004 dans les Alpes à la pointe Dufour, il nous laissait un livre essentiel : Qué bonitos son los Pirineos ! (Innominada, 2001, 212p.). Difficile à trouver maintenant, alors je tiens d’autant plus à mon exemplaire. La même année, des Valenciens les réalisaient dans la saison, ils croisaient d’ailleurs Maeso Rueda au cours de leur périple.

Le livre de Maeso Rueda

2007. Victor Grau, en solitaire, mais étalé sur l’année avec des ascensions en ski…

2010. Marta Alejandre (Marta Alejandre est de Saragosse, appartient à Montañeros de Aragón, elle travaille comme guide à "Aragón Aventure", à Jaca) avec Fernando Errekalde, Juan Carlos Giménez, en 52 jours.

2011. Josep-Antoni Martin Claros, en continu mais sur 2 périodes. Après-coup, il reconnu ne pas avoir atteint les secondaires de l’arête des Salenques (les 2 gendarmes et la Forca Estasen). Livre publié : Del Balaïtous a la Pica d'Estats.

2013. Maruxa et Ximo de Valence. Livre publié : Pirineos, Nuestros 212 tresmiles.

A tous ceux-là, il faut évidemment rajouter ceux qui se sont livrés à cet exercice juste pour eux, sans faire la moindre vague à propos de leur entreprise… et ils sont certainement plus nombreux qu’on ne se l’imagine… et ceux qui les refont en permanence pour compléter la connaissance de ces sommets, comme les membres du groupe des Cazasfantasmas - voyez le message de FTer - dont je fais parti. Les membres de ce groupe sont tous des passionnés de montagne, leur objectif n’est pas spécialement de gravir tous les 3000, mais par la force des choses, nombre d’entre eux les ont déjà parcouru ou s’en approchent. La démarche est autre : il s’agit de re-parcourir toutes les côtes du catalogue Buyse, de les vérifier, pour effectuer une mise à jour de la liste et d’étudier d’autres côtes oubliées, ou découvertes depuis… à l’aide de mesures GPS multiples.
 
2014. Romain Da Fonseca a entamé son périple le 5 juin. Il se trouve actuellement dans le massif calcaire, avec un cinquantaine de sommets restant à boucler.  Il ne sera évidemment pas le premier à réaliser l’enchaînement  - aussi la note figurant sur son site, page Projet, « À ce jour, personne n'a réalisé d'un trait la liste des 212 ni même des 129 et personne n'a tenté » est bien sûr erronée ; et son (ses) intervention (s) sur le site Camp to camp, signent l'impétuosité que lui confère sa jeunesse (25 ans, ne l'oublions pas). Cependant il sera dans les prochains jours, souhaitons le lui, le premier français à en divulguer - on aime ou on n’aime pas la communication via internet, le sponsoring…, mais laissons à chacun le soin de se réaliser comme il le souhaite - un enchaînement intégral réussi. Aussi,  « Sube, sube [Romain], hasta coronar la cima de tu busqueda ! » comme l’indique un panneau fiché sur un manche de piolet quelque part sur une arête du Posets (pour ceux qui connaissent l’endroit).



D'ailleurs, 2014 dispose déjà d'un précédent en la matière, et pas des moindres : Oscar Pérez et Kiko Martí ont atteint les 212 sommets entre le 5 et le 30 juillet, de la Sarra à la Pique d’Estats. C’est l’enchaînement le plus rapide jamais réalisé à ce jour. Pensez donc : 212 sommets, 730 kilomètres, 68000 mètres de dénivelé positif… en 26 jours !!... et ce malgré la météo peu clémente de cet été ! On peut raisonnablement se le demander : avec quoi ont-ils mélangés l'eau de leur gourde (la réponse est connue malheureusement )?

Voilà pour cette petite mise au point en l'état de mes connaissances sur la question.





samedi 23 août 2014

22/08/2014 Agapes

 
Sale temps... bonnes agapes!
 
Cageot de cèpes...
Les mêmes un peu plus tard...
 Cageot de girolles...
 Jean-Louis en appétit... cèpes prêts à cuite, en carpaccio, gigot d'agneau, Jurançon...
2h de pêche quelque part... Cristivomer (omble du Canada, ou truite grise ou touladi) - Salvelinus namaycush - malheureusement trop nombreux dans nos lacs dénaturés par sa présence carnassière...
Brins d'armoise laineuse (génépi)...
 Fabrication de la liqueur de génépi...
 Mélange de l'alcool, des brins de génépi, du sucre...à déguster dans un an...
Repas au campo-base Fouga à Fabian, en compagnie de la grande soprano française et toulousaine Mady Mesplé (2ème à droite), référence internationale en matière de chant, grand officier de l'ordre national du Mérite, commandeur de la Légion d'honneur...
 
On s'ennuie pas malgré le mauvais temps...


vendredi 22 août 2014

17-18-19/08/2014 Voyage au lac Tourrat, du pic Long au Crabounouse

Dimanche 17, lundi 18, mardi 19 août 2014
 
Voyage au lac Tourrat, du pic Long au Crabounouse
 
Deux jours de beaux, voilà ma fenêtre météo pour mon pèlerinage annuel dans le cadre enchanteur du lac Tourrat et pour ma petite tournée des sommets alentours.
 
Dimanche 17, midi, départ de Cap-de-Long, à la cascade à la base de la grimpette à la hourquette de Bugarret, col des Pêcheurs, et arrivée sous le soleil au lac Tourrat.
Installation du campement et soirée pêche.
Pêche au Tourrat...
Dans la soirée, la banquise du fond du lac craque dans un bruit sourd, et le vent m'amène un iceberg juste devant les cannes...
Fin de journée au Tourrat...
 
 Lundi 18, réveil 5h45, départ 6h30, rives du lac, névés, crampons, piolet, monté directe à la brèche est d'Estibère Mâle, et grimpette par l'arête ouest au pic Long sous un vent frais. 8h45, sommet, sur lequel je séjourne près d'une heure. Aujourd'hui, les sommets de la grande chaîne sont dégagés, autant en profiter.
 Vue matinale sur le Tourrat et le massif du Néouvielle...
 Depuis le sommet du pic Long...
 Massif calcaire... dégagé aujourd'hui...
 Au sommet...
 La Main du pic Long, une cinquantaine de mètres sous le sommet à la fin de l'arête ouest...

Retour à la brèche, génépi à gogo, montée à la Dent d'Estibère sur laquelle je découvre un nouveau venu : un registre déposé dans une boîte. Quelques instants au sommet, descente par l'arête ouest, passage de la dalle du Bugarret et remontée sur la crête.

 Bugarret depuis l'arête ouest de la Dent d'Estibère Mâle

Je ne suis pas les cairns, et poursuit jusqu'au pied du ressaut terminal, ou sur la gauche des vires caillouteuses inclinées sur l'Estibère Mâle me permettent de le contourner à flanc sud et de rejoindre le flanc ouest qui me dépose au sommet. Retrouvaille avec le carnet historique dans sa belle boîte, seulement une quinzaine de signatures depuis l'an dernier. Et comme à la Dent, un nouveau carnet dans sa boîte.
 Bugarret et sa boîte historique...sur fond de Tourrat

Direction la proche Pâle de Crabounouse, courte balade jusqu'au cairn sommital dans lequel je retrouve la boîte et le carnet historique (11h40), également doublé d'un nouveau carnet dans sa boîte.
Crabounouse et son carnet historique...

Je n'ai pas quitté gants, polaire et Gore-tex depuis ce matin, j'en ai un peu ras le bol de me cailler, direction Tourrat via la cabane Byasson toujours debout...
 Cabanne Byasson...

Retour pour le repas, après-midi tranquille au bord du lac jusqu'à 18h30 où un orage monumental s'abat sur les lieux. Je ne trouve pas d'autre refuge que ma tente, ça pigne de partout et avant d'y rentrer, je planque bien au loin le carbone des cannes, les bâtons, crampons, piolet...
Le spectacle son et lumière dure jusqu'à la nuit, repas confectionné sous la tente entre les roulements de tonnerre et les rafales tempétueuses... mais bonne nuit ensuite.

Mardi 19, au petit matin, la moitié de la banquise du fond du lac est arrivée au déversoir, jolies lumières sur le lac vers 8h, mais vent rendant la pêche inutile.
Pliage, 9h45 départ, passage au lac Noir en contrebas, lequel est encore congelé (!), retour au col des Pêcheurs, pas d'arrêt jusqu'au sommet du lac de Cap-de-Long, descente des 16 lacets, 12h retour au parking.

 Tourrat au matin orageux...
 Le petit lac Noir en contrebas, encore glacé...
 Lac de Bugarret...
Arête O du Turon depuis le col des Pêcheurs...

Cap-de-Long...

 Lac Tourrat, jamais je ne me lasse de ton cadre, de cette face nord du pic Long autrefois parcourue, de la visite quotidienne du gypaète, des isards croisant paisiblement sur tes hauteurs, de tes eaux laiteuses au reflets argentés, de tes rives enneigées et des blocs de glaces flottantes au gré des vents, des courbes des crêtes courant vers les sommets de Crabounouse et Bugarret si chers à mon coeur...
A mon ami Romain des Montagnes...
 


  Dimanche 19 mars 2023 Pyrénées, d'un 3000 à l'autre , 3e édition, vient de paraître ! Jamais deux sans trois... Les éditions MonHé...