1er septembre 2014 : levé de soleil depuis le mont Perdu
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lundi 4 août 2014

31/07/2014 Maladeta par l'arête des Portillons

31 juillet 2014
 
Maladeta par l'arête des Portillons
 
Avec Javi Garcia Arcos et Mario Garcia Arcos
 
Javi rêve de la Maladeta depuis longtemps, et nous avions fait déjà ensemble deux tentatives pour y parvenir ces dernières années par la voie normale du col de la Rimaye. La première par mauvais temps nous avait déroutés en 2009 sur la Table de la Maladeta, la face nord du pic Cordier, les deux autres pics occidentaux de la Maladeta et la dent d'Albe (qui eux étaient sous le couvert nuageux ce jour là), et la seconde s'était soldé par un échec météo. Rageant pour lui, pas trop pour moi qui avait déjà foulé ce sommet, l'enchaînant à toute crête depuis la dent d'Albe (il y a bien des années...), et y passant un de mes plus beaux bivouac à 3000 avec Cyril.
Mais Javi est disposé à la retenter, et comme la voie normale ne lui réussit pas je lui propose d'y aller par l'arête des Portillons.

Rares sont les belles journées depuis le début de cet été. C'est annoncé beau pour ce jeudi 31 juillet, aussi la veille prenons nous avec son fils Mario le sempiternel bus du plan de l'Hospital (dans lequel nous sommes seuls!), puis montons à la Rencluse (presque vide!), puis continuons sur le chemin du Portillon supérieur, duquel nous nous écartons quelques peu pour établir notre bivouac près d'un point d'eau à près de 2600 mètres. Soirée sans histoire, dans les nuages, nous ne voyons rien.

Au réveil à 5h, ciel étoilé, petit déjeuner, et nous partons à 6h20 vers le Portillon supérieur. Montée rapide sur les névés (le mauvais temps de ces derniers mois a conservé une importante quantité de neige dans le massif), pendant que le jour se lève dans notre dos.
Début de journée sur le Luchonnais...
Mer de nuage en France...

Nous n'y passons pas, rejoignant directement le pluviomètre qui marque le début de l'arête.
 Mario sur les névés menant vers le Portillon supérieur...
Glacier de la Maladeta et col de la Rimaye...
 Vue sur le glacier d'Aneto depuis l'arête des Portillons...

A vache jusqu'à un premier ressaut caractéristique, sur lequel je tire une demi-longeur...
Sur le premier ressaut...

...puis reprise de la marche, traversée d'une brèche...
 Pause panoramique sur l'arête des Portillons...
 En haut du premier ressaut...

...et une autre jolie demi-longueur (j'ai pris quelques friends qui font merveilles sur ce granit impeccable),
En haut du second ressaut...
...nouvelle brèche...
Avant la dernière brèche...

...un ressaut, puis les dernières pentes redressés dans de grands bloc mais sans difficultés nous déposent au sommet à 11h00.
Accollades, Javi est bien content de s'être enfin offert "sa" Maladeta avec son fiston en plus.
Photo, longue pause au sommet, je laisse une petite carte au dans la boîte métallique du sommet, à l'attention d'un ami qui doit faire cette même course d'ici quelques jours.
 Javi et Mario au sommet de la Maladeta...
 L'arête des Portillons depuis le sommet...
Col de la Rimaye et pics occidentaux de la Maladeta... 
Panorama sur l'Araguells et les pics d'Estatats... 
 La crête vers le pic Abadias...
 Crête du Milieu et Aneto...
 Lac (glacé) Cordier (ou de la Maladeta), col Cordier, pic Le Bondidier...

Direction le pic Abadias, par cheminement cairné principalement sur le versant ouest de l'arête. Avant de remonter à l'Abadias, on décide de manger sur une belle terrasse ensoleillée, puis en terminons avec se sommet secondaire (12h55)...
 Javi au sommet de l'Abadias...
 L'étendue turquoise du lac de Creguena...
 De l'Abadias, vue sur la Maladeta et les pics occidentaux...

...et rejoignons le col Maudit (13h20). J'irais bien au Maudit et poursuivre par l'arête du Milieu, mais on en reste là pour aujourd'hui...
 Vue sur l'Araguells et l'arête de Creguena depuis le col Maudit...

Du coup, descente tranquille directe sur le glacier de l'Aneto pour rejoindre l'itinéraire du Portillon supérieur (14h20)...
 Mario et Javi descendent sur le glacier...
 Le gendarme du Portillon supérieur...
Javi au Portillon supérieur...

 On redescend en tirant à droite sous le pic du Portillon supérieur, puis par un couloir de pierraille rejoignons la base des névés empruntés ce matin puis le bivouac (15h30).

Javi et Mario refont leurs sacs, mais pas moi car j'ai prévu de passer une nuit de plus ici histoire d'aller gravir quelques sommets le lendemain. Les amis me quittent, je les regarde s'éloigner vers la Rencluse...

A l'heure de l'au revoir, panorama depuis le bivouac sur la crête frontière et le port de Vénasque...

Soirée baigné de lumière, à 20h je me réfugie au fond du duvet, mais en plein soleil, impossible d'y trouver le sommeil. J'attends la nuit en promenant mon regard sur le panorama qu'offre les lieux.

L'arête des Portillons (AD- III+), vaincue le 9 août 1911 par Jean-Marie Courrège, Germain Castagné et Frédéric Lung, "en montant sur tous les gendarmes" en 4h50 de marche effective depuis la Rencluse, est une jolie course sans grande difficulté (les passages d'escalade sont courts et en bon rocher), pratique pour progresser en corde tendue. C'est un itinéraire élégant pour atteindre la Maladeta, et pendant l'ascension la vue est imprenable sur les glaciers de l'Aneto et de la Maladeta. Enfin, les 3308m du sommet délivrent l'un des plus beaux panoramas pyrénéen qui soit.


 

samedi 26 juillet 2014

24/07/2014 Un petit tour au Maubic

Jeudi 24 juillet 2014
 
Un petit tour au Maubic
  
Chemin trop connu pour que je le détaille, juste monté pour jeter un coup d'oeil sur le lac Tourrat histoire de savoir quand est-ce que je pourrais y monter pêcher.
Il reste beaucoup de neige ce qui facilite les ascensions (parking de Cap-de-Long - Maubic, 2h15).
 
Donc juste quelques photos:
 Les pentes sommitales du Maubic
 Montagnard sur la crête finale encore enneigée
 Vue sur l'aiguille Tourrat sur fond de Néouvielle
 Lac Tourrat en début de débâcle
 Lac de Bugarret
 Crabounouse sur fond de Fache et Balaïtous
 Bugarret sur fond de Vignemale
 Maubic, aiguille Tourrat, arête de Cap-de-Long dite Migot
 Badet, aiguille Badet, pic Long, Maubic
Arbizon et mer de nuages
 Jonction des eaux du glacier de Pays Bâché sur fond de Grand Alharisès
Un bateau à moteur à Cap-de-Long : mesures bathymétriques
Cap-de-Long, son barrage et ses cafés... sous le Méchant et le profil de son arête nord gravie mardi
 


mercredi 23 juillet 2014

22/07/2014 Méchant, arête nord

 
Mardi 22 juillet 2014
 
Pic Méchant, arête nord (AD).
 
Avec Cyril Renailler
 
 
Il fait enfin beau. Réveil 6h, 7h10 on part du val d'Estaragne. Remonté rive droite du torrent, puis tout droit pour rejoindre la pente herbeuse et le cap de Laslouas (dixit le guide Ollivier, Pyrénées Centrales II, Bigorre-Arbizon-Néouvielle-Troumouse, it. 274).
 
Au début de l'arête...
 
On avance sur la crête herbeuse jusqu'aux premières agapes rocheuses. Comme j'ai déjà gravit cette arête il y a quelques années, on a pris le minimum standard : 30m à double, des sangles. Les friends, je sais d'avance qu'ils vont se balader sur le baudrier plutôt que dans les fissures. Et connaissant la médiocrité du rocher local, on a laissé les chaussons au vestiaire, on est bien mieux en grolles sur du rocher décomposé. 
Cyril fait la course en tête, brèche, premier ressaut, puis on suit en corde tendue, jusqu'au pied du principal gendarme de l'arête, relais, puis on repart en tendu jusqu'à redescendre dans une brèche qui nous met au pied d'un petit mur. Cyril l'expédie (III)...
Cyril attaque le ressaut en III...
 
...puis reprise en tendu, on poursuit jusqu'à une brèche qu'il faut rejoindre par une courte desescalade versant ouest, exposée mais les prises y sont bonnes. On laisse quand même une sangle en haut du ressaut histoire d'assurer le passage.
Reste à remonter un court ressaut puis le facile versant ouest jusqu'au sommet atteint à midi. Cyril a posé 4 sangles et les friends se sont promenés comme prévus sur son baudrier. Course facile, la cotation AD ne se justifie que par la mauvaise qualité du rocher.
 
Pas besoin de gants aujourd'hui, il fait bon, le Méchant nous délivre son splendide panorama, et pendant le repas, nous avons la visite de majestueuse de trois aigles royaux que j'ai le temps d'ajuster au 400mm...
Aigle royal...
 
Pamoramas du sommet...
 Du massif calcaire au pic Long...
 Du pic Long au Néouvielle...
 Du Néouvielle à l'Arbizon...
 Du pic de Midi de Bigorre au Bastan...
 De la Munia au las Olas...
Gavarnie-Mont-Perdu...
Vue sur l'arête Bugatet-Méchant
 
Vue plongeante sur Piau...
Le copain du jour...
 
On resdescend par la voie normale jusqu'à la brèche de Lalastoude...
Cyril ramone la cheminée avant de rejoindre la brèche du Lalastoude...
 
...remontons sur ce dernier, avant d'entamer la descente par les pentes complètement pourries qui nécessite une attention certaine, jusqu'à rejoindre le vallon de la brèche des Cintes Blanques, en contrebas du laquet, lequel est encore complètement recouvert par la neige. Puis histoire de varier un peu, et surpris de ne pas avoir vu un seul isard de la journée, après quelques glissades sur la neige, on rentre par les terrasses du Méchant, qui nous ramènent au pied du couloir de la voie normale (encore bien enneigé, crampons et piolets obligatoires pour y monter, mais le Méchant est alors très facile dans ces conditions vu qu'on évite alors l'infame pieraille du couloir). On trouve bien un isard en route, mais il n'en reste que sa carcasse et une corne.
 
Après près de 2h de descente scabreuse, nous voilà revenus à la voiture.
Intérêt de cette course : c'est quand même très photogénique. Mais à toute fin utile, s'assurer de la tenue des prises...
 
 
 
 


mardi 22 juillet 2014

21/07/2014 Un pic d'Estos dans les nuages

Lundi 21 juillet 2014
 
Pic d'Estos (2803m) depuis le Pla d'Ourtigué.
 
Bon, quel sommet n'ai-je pas fait en vallée d'Aure... Tiens, le pic d'Estos, j'y suis jamais allé! Demain, prévu avec levé de rideau en fin de matinée, donc voilà une journée pour lève tard.
Cyril m'a rejoint hier chez Fouga, on met le réveil à 8h, direction Azet et à 9h20 on démarre du Pla d'Ourtigué (1250m). On ne voit pas les sommets. Sentier bien marqué jusqu'à l'orée du bois, puis moins marqué une fois en sous bois, lequel est bien humide.
A la sortie du bois, lui succède une pente herbeuse couverte de grandes gentianes jaunes, mais le sentier disparaît. On remonte cette pente puis par des croupes jusqu'à un grand plateau à l'entrée duquel se trouve une cabane ouverte (2034m, 2 lits avec matelas, que l'on peut rejoindre depuis les pistes de Val Louron). Non seulement on ne voit toujours pas les sommets mais en plus on est dans la soupe.
A la cabane
 
 Nous poursuivons jusqu'au lac de Sarrouyès, on y prend l'eau, vue limitée, juste une éclaircie qui nous laisse apercevoir un jeune gypaete.
Au lac de Sarrouyès
 
 La voie normale par les lacs de Miares (itinéraire 86 du guide Ollivier Pyrénées Centrales III, Vallée d'Aure et de Luchon), nous la réservons pour la descente. On contourne donc à l'est la base du pic puis on remonte de raides pentes (it.87) hors sentier avant de suivre plus ou moins la crête...
Quelque part sur la crête vers le pic d'Estos...

A l'approche du sommet, on profite déjà du panorama...
 
... jusqu'au sommet que l'on aperçoit de temps à autre entre les nuages. On touche l'Arrouyette (son autre nom) à 12h45, mais l'amélioration promise n'est pas venue, on est dans les nuages, on ne voit absolument rien.
Au sommet...
 Repas, petit vent frisquet, on visite une antécime pourvue d'un beau cairn...
Sur la crête sommitale...
 
 ...repas, une troué bleu à l'aplomb pendant 2mn sera le seul moment pendant lequel nous verrons du bleu. Nous repartons dépités, et même avec les gants.
Lac supérieur de Miares...
 
 Les lacs de Miares son bientôt rejoints, le plus haut conserve un bel amas de neiges flottantes...on renonce à remonter au pic de Sarrouyès (aucun intérêt vu les conditions)...
Cabane de bergers...
 
...mais on visite une imposante cabane de bergers fermée, puis nous retrouvons le lac de Sarrouyès et rentrons directement à la voiture sans traîner (1h50 depuis le sommet arrêts compris).
De toute façon, il n'y a toujours rien à voir.

  Dimanche 19 mars 2023 Pyrénées, d'un 3000 à l'autre , 3e édition, vient de paraître ! Jamais deux sans trois... Les éditions MonHé...