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mercredi 6 juillet 2011

05-07-2011 Petit Astazou par l'arête nord-ouest

Mardi 5 juillet 2011
Petit Astazou par l'arête nord-ouest
Avec Cyril Renailler
"Voyez en effet cette belle arête, ce modèle d'arête..."
(Henri Brulle)

Nous voilà partis depuis Gavarnie en fin d'après midi la veille pour aller installer la tente parmi les tapis d'edelweiss sous les Astazou vers 2000m. Soirée nuageuse sous le ballet des grands rapaces, qui tourne lentement vers le beau annoncé pour le lendemain...
Fin de journée au bivouac sous les Astazou et leur célèbre couloir Swan
Mardi matin, levé à 4h30, départ 5h15 à la frontale, nous montons vers le glacier de Pailla et la base du couloir Swan.
Nous nous élevons sous une importante barre rocheuse (qui vue de Gavarnie se confond avec la face nord du Petit Astazou), sur laquelle nous trouvons cette plaque :
Nous mettons bientôt pieds sur le glacier de Pailla, contournons la barre rocheuse et prenons le vallon qui sur la droite nous dépose au petit jour sur le col herbeux d'ou s'élance l'arête nord-ouest...
Aube au pic Rouge de Pailla
Au col, nous assistons au spectacle du début de journée sur les sommets du cirque...
...et nous harnachons pendant que l'arête commence à se dorer au soleil...
...avant d'attaquer la grimpette de cette arête, la plus belle du massif calcaire.
Son premier parcours fut réalisé, de manière partielle cependant, le 02 août 1892 par les guides et cousins Hippolyte Courtade et Célestin Passet, avec René d'Astorg et Henri Brulle. Ces hommes évitèrent les ressauts les plus importants de l'arête en se déportant par des corniches dans des couloirs de la face nord, et finirent par gagner le sommet par l'est. L'arête se constitue de 13 ressauts successifs, plus ou moins importants et redréssés, qui forment chacun une marche s'élevant vers le sommet. Les relais sont en général au dessus des ressauts, sur des terrasses très confortables. Quelques pitons sont placés dans les passages les plus difficiles.
Dans les premières longueurs, en dessous le collet herbeux de départ...
Consultation du topo...
Cyril à un relais
En panoramique pour donner une idée du cadre exceptionel dans lequel se déroule cette escalade
"Et tout d'un coup, elle s'élance"
(Henri Brulle)
Moi aussi je m'y élance, et avec les Super-guide aux pieds que je refuserais obstinément de quitter tout le parcours, malgré les invites de Cyril voyant l'arête se redresser et l'escalade devenir plus ardue. Faut pas croire, mais sur du IV+/V-, ça passe très bien. Résultat, les chaussons d'escalades ferons le voyage dans le sac à dos.
Dans un ressaut
Vue sur la voisine arête ouest se profilant devant le cirque
Relais tranquille
En s'élevant sur le fil de l'arête
Cyril dans une des dernières longueurs
Au sommet de l'arête, après l'ultime ressaut.
Après la dernière longueur, nous suivons la fin de l'arête facile jusqu'au sommet du Petit Astazou, 17h (!) ...sur lequel nous séjournons presque une heure.
Vue sur Pinède
Le guide du jour (Guide Ollivier, Pyrénées Tome II, 1953) au sommet du Petit Astazou
Descente par le col des Astazou et les Rochers-Blancs, isards, fleurs à profusion, puis chevreuil...
Gavarnie 21h30.
Encore une (longue) journée des plus réussie.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Ah, oui, Florian: cet arête est una bien belle fille d'Henri Brulle! Cordiales salutations du Versant Sud!
Alberto Martínez Embid

Anonyme a dit…

Belles photos et texte sympa.
Mais pourquoi ce besoin d'épater la galerie, (IV+/ V- en Super Guide...(!) )?

florian.jacqueminet@wanadoo.fr a dit…

Comme j'assume mes propos contrairement à ceux qui m'envoient un commentaire sous forme anonyme (que je publie cependant), je répond à ce dernier post : si gravir la NO du Petit Astazou avait quelques chose d'épatant de nos jours (hormis le cadre qu'elle propose), cela ce saurait. Les Super-guide, c'est juste une façon de rester au plus près de la pratique de nos devanciers, et si je peux éviter de chausser les gommes dans mes escalades pyrénéennes (pratique quand même bien systématisée de nos jours), je ne m'en prive pas. Voilà tout...

françois duvert a dit…

Mon nom est François Duvert ( la belle affaire...).
Je ne faisais pas référence au fait de faire l'arête en grosses mais plutôt au fait de le faire remarquer un peu lourdement dans l'article ( par ailleurs très bien). Un peu comme si arrivé au sommet d'une belle rando un type se vantait du nombre d'ascensions à son actif. Ça gâche le reste, c'est tout, désolé si j'ai été discourtois.