28 octobre 2016 : Neige d'automne sur le Vignemale vu du Néouvielle


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mercredi 2 septembre 2009

30-08-2009 PETIT PIC DU MIDI D'OSSAU ARETE DE PEYREGET ET COULOIR DE LA FOURCHE

AU PETIT PIC DU MIDI D'OSSAU
PAR L'ARETE DE PEYREGET (ADinf)
ET
REDESCENTE
PAR LE COULOIR DE LA FOURCHE
(Abo, plus jamais ça!)
Dimanche 30 août 2009 avec Cyril Renailler

Dernière pente de neige déposant en haut de la Grande Raillère
Cyril sort de la rimaye de base
Auto-photo dans la rimaye
Pré-lavage des bonhommes
et de la corde!
Rappel 5, Cyril prends le frais...
Rappel 4, que du bonheur
Rappel 3 dans le couloir
Rappel 2 sous la Fourche
Rappel pour rejoindre la Fourche
Cyril au sommet
Le profil de l'éperon NO de la pointe de France
Ombre de Jean-Pierre au pied de la face nord, lac de Bious-Artigues
Cyril à la sortie des brèves difficultés de l'arête de Peyreget
Lever de soleil sur les sommets de la vallée d'Aspe
Pointes d'Aragon et Jean Santé
Petit et Grand pic du Midi d'Ossau (Jean-Pierre), pointe d'Aragon
Jean, le Grand pic du Midi d'Ossau, au premières lueurs
Pierre, le Petit pic du Midi d'Ossau et l'arête de Peyreget


Nous n'avons pas poursuivis jusqu'à Jean hier, mais nous irons jusqu'à Pierre aujourd'hui.
Dans les familles ossaloises, il était autrefois de tradition de prénommer le premier garçon (l'aïnat, le plus grand), Jean, puis le second, Pierre. C'est de cette coutume ancestrale dont est issue l'appelation que tous les pyrénéistes utilisent pour désigner, avec tout l'attachement et même l'affection qu'ils lui vouent, le pic du Midi d'Ossau: Jean-Pierre.

Levé plus matinal encore qu'hier, car à 17h, Cyril doit être au casino des Eaux-Bonnes pour le démontage de sa belle expo photo.

8h15, 35mn viennent de nous déposer au col de Peyreget mais nous y passons 3/4 d'h à regarder le soleil enflammer l'Ossau.

9h, grimpette sur des pentes herbeuses avant de récupérer l'arête, nous suivons les cairns, qui évitent tous les gendarmes. Finalement, seul un petit passage sur la fin dans une cheminée nécessite un peu d'attention (III), ainsi que les quelques dizaines de mètres qui suivent. Au dessus, terrasse avec carrément un spit pour assurer (il est vraiment en trop celui-là, faut l'virer).

11h15, nous voilà assis au sommet de Pierre, nous passons là un bon moment à regarder ceux qui arrivent sur Jean, ou qui s'engagent dans la traversée.
11h45, on repart, cheminée, puis rappel pour rejoindre la Fourche. Quelques pieds de renoncule des glaciers et de génépi avant d'y parvenir.
J'avais un souvenir de 10 ans du couloir de la Fourche. Je l'avais gravit alors en hiver, seul, faisant l'aller retour au petit Pic...et mon souvenir n'était pas marqué de difficulté particulière.

Entre relais perchés à 15m sur des murs lisses, entre la pieraille, le névé en bas (20 m d'épaisseur) -une fois dessus, une fois dessous -, la rimaye, la caillasse ne demandant qu'à descendre plus bas, l'eau, les rappels déversant, et tout le reste, il est 16h30 lorsque nous nous arêtons pour manger au pied du couloir, 350m plus bas, enfin à l'ombre sur une terasse herbeuse.

Nous, autant que nos sacs, habits, la pauvre corde, bref bonhommes et matériels sont dans un état de saleté pitoyable. Bien imbibés de terre et d'eau.

Descente de la Grande Raillère au galop-dérapé, canette au refuge, mais ça s'fait pas en été ça! me dit Karine, pliage du bivouac, 45mn du refuge à la voiture, brin de toilette, arrivée aux Eaux-Bonnes à 19h20.
Pour ceux qui ne sont pas convaincus que la physionomie de la montagne pyrénéenne change radicalement entre hiver et été, faites (ou plutôt ne faites pas) comme moi : le couloir de la Fourche en hiver (PD+, belle pente de neige uniforme, assez large, avec un court ressaut à 50°, même les surfeurs le montent pour le redescendre en planche), et descendez le en été (j'insiste, faut pas le faire, c'est dangereux).
On a eu Pierre? Il nous a bien eu lui aussi.
Résultat, lavage intégral de la corde - et du reste - en rentrant sous la douche...froide.

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